Parksyn

Parksyn (2017) :  Intérêt du dosage de l’alpha-synucléine salivaire comparativement à la réalisation du  Dat-scan comme outil d’aide au diagnostic de maladie de Parkinson idiopathique versus parkinson iatrogène.

Porteur du projet – CHU Nimes : Dr AERTS Cécile (HU)/ Dr CASTELNOVO Giovanni (PH)

Financement : 75 KE

Résumé du Projet

La maladie de Parkinson (MP) est la 2ème atteinte neurodégénérative en France, elle concerne plus de 150000 patients. Les syndromes parkinsoniens iatrogènes (SPI) représentent 22% des syndromes parkinsoniens (SP) chez les patients âgés de plus de 65 ans, leur diagnostic précoce est donc un enjeu essentiel de santé publique.

En réalité, 75% des patients ayant acquis un SP sous traitement antidopaminergique (TAD) récupèrent complètement après l’arrêt du traitement mais 15% continuent à s’aggraver. De nombreux traitements ont des propriétés antidopaminergiques: neuroleptiques (NLP), anti nauséeux, antalgiques… . A ce jour, le degré de toxicité et les facteurs de susceptibilité des TAD ne sont que partiellement connus.

L’alpha-synucléine représente un biomarqueur in vivo du processus neurodégénératif et permettrait d’avancer l’âge du diagnostic de MPI, dans l’objectif futur de mettre en place un traitement neuroprotecteur le plus rapidement possible. L’individualisation de cette protéine dans le LCR est actuellement utilisée en recherche dans le diagnostic différentiel de maladie d’Alzheimer, de démence parkinsonienne et de maladie de parkinson. Une étude a montré un dépôt augmenté d’alpha-synucléine dans les glandes salivaires submandibulaires de tout les patients parkinsoniens versus aucun chez les témoins. Néanmoins, la biopsie à l’aveugle in vivo s’est révélée non concluante, cette absence de différence pouvant s’expliquer par la faible quantité de tissu prélevé. Devic et al, se sont récemment intéressés au dosage de l’alpha-synucléine salivaire et ont mis en évidence une diminution de sa concentration chez les patients parkinsoniens comparativement aux contrôles, la diminution du taux était corrélé à l’augmentation de l’UPDRSS moteur.

Originalité et caractère innovant de la recherche

L’alpha-synucléine représente un biomarqueur d’intérêt, reposant sur un rationnel physiopathologique, représentant un marqueur diagnostique te pronostique précoce. Le dosage salivaire est le dosage le moins invasif avec une rentabilité élevée au regard des différentes études. Ce dosage n’a jamais été réalisé chez les patients présentant un syndrome parkinsonien acquis sous traitement antidopaminergique. Il présente un avantage en terme de réalisation (méthode standardisée), de faisabilité (envoi d’échantillon) et de coût par rapport au DAT-scan (environ 15€ versus 700€). La comparaison avec un groupe contrôle permettra d’établir un seuil pathogène pour une Sensibilité et une Spécificité maximale.

Etant donné la précocité de ce marqueur dans l’histoire de la maladie, cette étude pourra être étendue aux stades pré-thérapeutiques afin de mieux individualiser les patients les plus fragiles.

Objectif principal :

Evaluer les performances diagnostiques (Se, Spécificité, VPN et VPP) du dosage de l’alpha-synucléine salivaire comparativement aux valeurs du Dat-scan comme outil d’aide à la discrimination entre maladie de Parkinson idiopathique versus parkinson iatrogène chez des patients présentant un syndrome parkinsonien acquis sous traitement antidopaminergique.

Méthode :

60 patients (30 SP, 30 SPI) seront inclus dans l’étude. L’alpha-synucléine totale et oligomérique sera dosée par dosage ELISA  ultra-sensible dans la salive humaine.

Perspectives :

Utilisation du prélèvement salivaire pour un diagnostic précoce permettant de caractériser le syndrome parkinsonien dont ils sont atteints.