BIOPARO (2017) : Analyse multiplexe de biomarqueurs sériques dans la salive de patients atteints de parodontite chronique et de parodontite agressive par spectrométrie de masse quantitative (LC-MRM) : étude de faisabilité

BIOPARO (2017) : Analyse multiplexe de biomarqueurs sériques dans la salive de patients atteints de parodontite chronique et de parodontite agressive par spectrométrie de masse quantitative (LC-MRM) : étude de faisabilité2018-09-21T12:33:35+00:00

Résumé du projet

Les maladies parodontales ou parodontopathies peuvent être définies comme des maladies infectieuses plurifactorielles, initiées par l’accumulation du biofilm bactérien sur les surfaces dentaires et provoquant la destruction des tissus de soutien de la dent. Elles sont caractérisées par des symptômes et signes cliniques qui peuvent inclure une inflammation visible ou non, des saignements gingivaux spontanés ou provoqués d’importance variable, la formation de poches en rapport avec des pertes d’attache et d’os alvéolaire, une mobilité dentaire et peuvent conduire à des pertes de dents. Elles sont liées à un déséquilibre entre l’hôte qui va être plus ou moins permissif et la quantité et/ou la qualité bactérienne. La présence des bactéries, majoritairement Gram négatif anaérobies, n’est pas suffisante pour expliquer l’hétérogénéité des formes cliniques, différents facteurs de risque influençant la fréquence et la sévérité des parodontites. La dernière étude épidémiologique en France réalisée en 2002-2003 montre que 95,4% des patients ont une perte d’attache et 82,23% présentent des poches parodontales associées.

La prévalence de ces pathologies au sein de la population générale fait d’elles un sujet important à prendre en compte d’un point de vue de santé publique. A l’heure actuelle, la parodontologie doit être intégrée dans un contexte global, appelée médecine parodontale. Celle-ci correspond à une double interaction dans laquelle, d’une part, les maladies parodontales ont une influence délétère sur certaines maladies systémiques et d’autre part, les pathologies générales aggravent l’évolution et la sévérité des maladies parodontales. Un diagnostic fiable des parodontopathies  est donc d’un intérêt clinique majeur. Si certaines protéines ont été identifiées comme des marqueurs salivaire potentiels (la céruloplasmine marqueur des parodontites chroniques et l’albumine marqueur des gingivites et parodontites), une approche multiplexe permettrait d’augmenter leur potentiel diagnostic qui reste faible individuellement. L’utilisation d’une méthode innovante de profiling protéique LC-MRM validée par la Plateforme de Protéomique Clinique du CHU de Montpellier et incluant 35 biomarqueurs potentiels dont la céruloplasmine et l’albumine chez les patients atteints de parodontites chroniques et de parodontites agressives pourrait alors non seulement être une véritable aide au diagnostic pour distinguer les différentes parodontopathies mais aussi permettrait une meilleure prise en charge de nos patients avec une possible action préventive en amont ou de la mise en place d’une thérapeutique adaptée et ciblée au profil du patient.

Originalité et caractère innovant de la recherche

Beaucoup de recherches ont été effectués sur les biomarqueurs salivaires retrouvées dans les parodontopathies. Celles-ci concernent essentiellement les parodontites chroniques. La base de données Medline ne comprend que 16 articles sur les biomarqueurs salivaires et les parodontites agressives (PA). Aucunes d’entre elles n’établit des profils protéomiques LC-MRM caractéristiques de la parodontite agressive et de la parodontite chronique, ceux que nous souhaiterions démontrer dans notre étude. De plus, cette méthodologie unique, proposée par la Plateforme de Protéomique du CHU de Montpellier pourrait apporter une aide au diagnostic des maladies parodontales qui restent difficiles à caractériser.

Objectif principal

Analyse comparative du profil protéomique LC-MRM des sujets contrôles et de patients atteints de parodontopathies agressives ou chroniques (PC).

Méthode

100 patients (50 contrôles, 50 avec une parodontite (25 PA et 25 PC)

Perspectives

Établir des profils protéomiques « à risques parodontaux » de manière à développer une action préventive avant que la parodontopathie ne soit active.